Référendum du 29 mars au 1er avril 2010

vendredi 2 avril 2010

Résultats du référendum

Après deux semaines de campagne intensives et quatre jours de scrutin, voici les résultats du référendum sur notre affiliation à la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ).

Nous vous annonçons donc que sur les 587 votes exprimés (taux de participation de 11,4%) l’option du Non a reçu 303 votes (54.3%).
 
Ainsi, l’AGE-UQO ne sera plus un membre de la FEUQ à partir du 1er mai 2010, comme il est stipulé dans le contrat référendaire.

Merci à tous ceux et celles qui ont apporté leur aide lors de la campagne!

Vous pouvez lire l'article du journal Le Droit du 2 avril 2010 

Les résultats se détaillaient ainsi par pavillon:

St-Jérôme
Pour: 66
Contre: 38
Abstention / rejeté: 2

Lucien-Brault
Pour: 90
Contre: 74
Abstention / rejeté: 4

Alexandre-Taché
Pour: 99
Contre: 191
Abstention / rejeté: 29


jeudi 1 avril 2010

Pourquoi un référendum?

Depuis cinq ans, six associations étudiantes regroupant plus de 75 000 membres ont décidé par voie référendaire de quitter la FEUQ et d'élaborer des stratégies alternatives pour porter leurs voix sur la scène nationale. Les raisons ayant motivées ce choix sont : le manque de transparence de la fédération dans la prise de décision, le déficit de représentativité, la faiblesses des gains obtenus et le comportements général des officier-ères de la FEUQ. Les étudiantes et étudiants de l'UQO auraient tout avantage à intégrer le courant qui veut faire de la politique étudiante autrement qu’avec la FEUQ, c’est-à-dire démocratiquement, de manière transparente et solidairement avec les autres organisations étudiantes et syndicales présentent dans les différentes universités!

Lors de la dernière assemblée générale de l'Association générale des étudiantes et étudiants de l'UQO (AGE-UQO), les membres ont adopté à l’unanimité la tenue d'une consultation référendaire concernant leur affiliation à la Fédération étudiante universitaire (FEUQ), qui dure depuis dix ans.

Dans un contexte où les problèmes de sous-financement des universités et de l'accessibilité aux études sont de plus en plus criants, nombreuses sont les critiques formulées à l'endroit de la FEUQ concernant ses capacités à défendre les intérêts des étudiantes et étudiants universitaires.

mercredi 31 mars 2010

Article dans le journal Le Droit, 31 mars 2010, page 10

Allez voter!
Jusqu'à jeudi 1 avril 19h


Les étudiants de l’UQO pourraient se désaffilier de la FEUQ
MATHIEU BÉLANGER mabelanger@ledroit.com
Le Droit
31 mars 2010

Les étudiants de l’Université du Québec en Outaouais (UQO) pourraient se désaffilier du plus gros syndicat étudiant de la province, la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), dès jeudi. Les camps du OUI et du NON se sont affrontés sur...lisez plus...

lundi 22 mars 2010

Nouveau video d'UQOtastique

L'équipe de production UQOtastique sévit de nouveau, voyez le dernier vidéo:



idée originale

mercredi 17 mars 2010

Rétablissement des faits sur l'histoire des cafés-bars de l'UQO à l'automne 2008

Une fausse information circule laissant croire que la FEUQ est celle qui a dirigé le mouvement de boycott de la cafétéria et d'autogestion des café-bars qui a mené à la cessation de contrat entre la compagnie Laliberté et l'UQO à l'automne 2008.

Un rapide retour sur les évènements:
Ce projet a été instauré par des étudiants et étudiantes mécontents-es de la qualité de service offert par la compagnie Laliberté. L'AGEUQO ou la FEUQ n'ont offert aucun réél soutient au projet ni aux étudiants-es convoqués-es devant le comité de discipline; il y ont même nuit lors des rencontres de négociations avec l'administration universitaire.

Nous exigeons que les partisans du comité du oui à la FEUQ cessent immédiatement de diffuser ces fausses informations! 

Pour plus d'informations sur l'histoire des cafés-bars demandez aux gens du comité du NON, ce sont des personnes qui y ont joué un rôle de premier ordre.

mardi 16 mars 2010

Un appui des groupes sociaux de l'Outaouais


Dans une lettre datée du 16 mars 2010, la TROVEPO affirme se positionner en faveur de la gratuité scolaire et de l'éducation et la mobilisation citoyenne. Selon le Conseil d'administration de la Table, ces principes ne sont pas portés par la FEUQ et sont même entravés par celle-ci. Ils citent en exemple le déni de la démocratie des associations étudiantes au fil du temps par leur judiciarisation ou encore les ententes à rabais ficelées en catimini avec le gouvernement, au grand dam de la population étudiante présente et à venir.

dimanche 14 mars 2010

La désaffiliaton de la FEUQ ne marquera pas la fin de l'AGEUQO!

Suite à une désaffiliation de la fédération, l'AGEUQO continuera d'exister et ses activités se continueront comme à l'habitude, les droits des étudiantes et étudiants de l'UQO continueront d'être défendus face à l'administration de l'UQO. Les activités sociales et culturelles ne seront pas affectées non plus. Ce qui changera c'est que, tout comme plus de 75 000 étudiants et étudiantes l'ont décidé depuis 6 ans, nous cesseront de payer 2,50$ par session pour un groupe de lobby loin de sa base étudiante et qui ,tout compte fait, ne livre pas les résultats promis

Bien que le référendum actuel porte uniquement sur la désaffiliation de la FEUQ, nous croyons bon de présenter les différentes options de représentation au niveau national qui s'offriront à l'AGEUQO dans le futur. Il y a d'autres moyens de porter la voix des étudiants et étudiantes de l'UQO au niveau national.
  • Les membres de l'AGEUQO pourraient faire le choix de demeurer indépendant de toute affiliation. En effet, l'AGEUQO pourrait porter les positions de ses membres directement au niveau national en rédigeant des mémoires qui seront déposés au parlement, en organisant ou en se joignant à des manifestations organisées par d'autres groupes. De cette façon, la voix des étudiantes et étudiants des l'UQO serait véritablement entendue pour ce qu'elle est et non plus qu'un simple murmure dans une fédération.
  • L'AGEUQO pourrait aussi choisir de travailler avec la Table de concertation étudiante du Québec (TaCEQ). Cette organisation née suite à la désaffiliation de la CADEUL, du SSMU et du REMDUS de la FEUQ se veut un espace de concertation où chacune des association demeure indépendante mais partage des luttes communes sur certains dossiers. C'est une organisation moins formelle que peut l'être la FEUQ ou l'ASSÉ mais qui permet de présenter la voix des étudiants et étudiantes de l'UQO au niveau national de façon plus forte. Il n'en coûte rien pour se joindre à la TaCEQ.  
  • Finalement, les étudiants et étudiantes de l'UQO pourraient décider de s'affilier à l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ). L'ASSÉ regroupe des membres issus du réseau collégial et universitaire. C'est une organisation revendicatrice qui prône plus l'action directe que lobbying politique. Une de ses principales revendications est la gratuité scolaire. Il en coûte 1,50$ par membre par session pour être affilié à l'ASSÉ.


Nous vous invitons à vous informer sur les autres modes de représentation nationale des membres de l'AGEUQO. Vous pouvez pour ce faire consulter un tableau comparatif préparé par l'AFELC-UQAM  en novembre 2009.

jeudi 11 mars 2010

Il faut quitter un bateau qui coule!

Depuis 2004, ce sont 6 associations étudiantes représentant 75 000 membres qui ont quitté le bateau de la FEUQ. C'est donc au rythme d'une association par année que la FEUQ voit partir ses membres. Afin de tenter de contrer cette saignée, la FEUQ a adopté le 20 mars 2008, en plein coeur d'un litige entourant le référendum de désaffiliation du REMDUS, une politique référendaire fixant des règles strictes pour toute association voulant quitter la fédération. En plus d'établir la question référendaire, cette politique prévoit la signature d'un contrat référendaire entre l'association étudiante et la FEUQ. Les plus cyniques d'entre vous y verront un parallèle avec la Loi sur la clarté référendaire adoptée par le gouvernement du Canada en 2000.

Afin de tenter de rafistoler un peu le rafiot, la FEUQ a mené une campagne d'affiliation à la Post Gratudate Student's Society de l'Université McGill durant la session d'été 2009 faisant fi elle-même de sa propre politique référendaire, qui interdit les référendums entre le 15 avril et le 15 septembre alors que la mobilisation sur les campus est au plus faible.

Voici une liste des associations qui ont quitté la FEUQ et les résultats des consultations de leurs membres. Pour plus d'informations sur les consultations menées par ces associations, consultez la section Revue de presse.

lundi 8 mars 2010

Manœuvres douteuses

  • En 2005, une réforme de l'aide financière aux études, qui avait pour effet de convertir 103M $ de prêts en bourses, est imposée par le gouvernement. En réponse, un mouvement de grève est initié par la CASSÉÉ (Coalition de l'association pour une solidarité syndicale étudiante élargie) pour revendiquer l'abolition de la réforme. À la remorque du mouvement, la FEUQ n'a d'autre choix que d'appeler ses associations membres à aller en grève. Résultat:

Rémunération des stages en enseignement: une fausse promesse?

Il y a quatre ans, la FEUQ promettait aux étudiantes et étudiants en enseignement d'entamer une campagne visant la rémunération de leur quatrième et dernier stage et d'en faire une priorité. Peu d'efforts ont toutefois été fait en ce sens. En 2008, la fédération se réjouit de la promesse de la ministre de l'Éducation de mettre sur un pied une « table réunissant les principaux acteurs concernés » pour discuter de la rémunération des stages. En 2010, toujours rien. Floués par la ministre et par la FEUQ, les étudiantes et étudiants en enseignement doivent toujours occuper une charge complète de 40 heures de présence en classe et de 20 heures de préparation sans être payé-es et les empêchant, dans bien des cas, d’occuper un autre emploi. Devant cette absence de résultats, les associations étudiantes en enseignement auraient tout avantage à se regrouper de manière autonome à l'extérieur de la fédération pour mener à terme cette campagne. Contrairement à ce qu'elle prétend, la FEUQ n'est pas la seule organisation à faire pression sur le gouvernement pour la rémunération du stage 4. La TaCEQ travaille fort à ce dossier depuis sa création: http://www.tableetudiante.qc.ca/blogue/?p=29 .

Les étudiantes et étudiants internationaux: des membres de second ordre?

Même s'ils paient la même cotisation à la fédération que les autres, les étudiantes et étudiants internationaux sont considéré-es comme des membres de second ordre n’ayant pas les mêmes droits que les autres. Depuis 2006, la FEUQ se réclame d'avoir obtenu pour les étudiantes et étudiants internationaux le droit de travailler hors campus. Toutefois, dix ans auparavant, lors des négociations entourant le gel des frais de scolarité, la FEUQ et le gouvernement ont décidé d'un commun accord d'exclure les étudiantes et les étudiants internationaux de l'entente. Résultat: il leur en coûte environ 6 fois plus pour étudier, soit de 6000$ à 7000$ par session. C'est dire qu'ils peuvent désormais, grâce à la FEUQ, travailler deux sessions pour en payer une!

Le déficit de représentativité

La FEUQ ne consulte jamais directement ses membres étudiants. Ce sont les représentant-es des associations membres qui prennent les décisions en congrès. Toutefois, ces dernières ne disposent pas toutes d'un poids décisionnel égal au sein de la fédération. Par exemple, une association de petite taille comme l'AGE-UQO dispose de 2 voix alors qu'une grande association comme celle de l'Université de Montréal dispose de 6 voix. 

Pour la représentativité des différentes régions, le ratio est encore pire. Mises ensembles, les associations étudiantes de Montréal membres se partagent une vingtaine de voix en tout, alors que l'Outaouais n'est représentée que par les 2 voix de l'AGE-UQO. De ce fait, les associations des universités en région non-métropolitaine sont nettement sous-représentées et leur poids démocratique est presque nul.

Manque de transparence!

Chaque étudiante et étudiant de l'UQO cotisent automatiquement et obligatoirement 2,50$ par session à la FEUQ. Au total, c'est plus de 25 000$ que nous envoyons annuellement à la fédération. Cette dernière ne rend toutefois jamais de compte à ses membres étudiants. Vous n'avez ni accès aux états financiers de la fédération, ni aux procès-verbaux de ses instances. À l'heure où la corruption, les conflits d'intérêts et le manque d'éthique dans les gouvernements et syndicats font la une des journaux, on peut se poser de sérieuses questions quant à ce flagrant manque de transparence.

Faiblesse des gains!

Depuis sa naissance en 1989, la FEUQ revendique le maintien du statut quo en matière de frais de scolarité. Cependant, les frais ne cessent d'augmenter année après année:
  • En 1989, les frais de scolarité passent de 645$ à 1526$ par session;
  • De 1994 à 2008, la moyenne des frais afférents augmente de 362%. Pourtant, la FEUQ a refusé de lutter pour que cesse ces augmentations illégitimes, tout en s’entendant avec le gouvernement pour que frais afférents soient inscrits sur la facture des étudiantes et étudiants;
  • En 1996, alors que le gouvernement menace de dégeler les frais de scolarité, la FEUQ accepte l’instauration de la « taxe à l’échec » et de frais différenciés pour les étudiant-e-s internationaux afin de conserver le statu quo sur les frais de scolarité;
  • À partir de 2007, les frais de scolarité augmente de 500$ par année sur 5 ans, allant atteindre près de 2000$ par session en 2012. Encore une fois, la FEUQ refuse de faire campagne contre cette hausse, confirmant ainsi son manque de solidarité flagrant avec le mouvement étudiant.

Bien que la FEUQ étale fièrement la liste de ses gains, elle passe généralement sous silence ces éléments de première importance qui démontrent le peu ou le manque de combativité de la fédération, même sur ces positions les plus fondamentales. En effet, alors que le gel des frais de scolarité est la raison d'être de la fédération depuis sa création, ce gel a été conservé à une reprise (1996) en rejetant la facture gouvernementale sur les étudiant-e-s internationaux. Ce gel a été détourné depuis plus d’une décennie par des hausses successives de frais afférents, frais que la FEUQ a accepté face au gouvernement (2008). Finalement, la fédération a décidé en 2007 de ne pas combattre l’augmentation des frais de scolarité et des frais pour les étudiant-e-s internationaux.